*Ma puce, ma pute, mon pote et moi*

Par *Claude Speed*
(98 50 77 79)

_Avertissement_

_Ceci n'est qu'une fiction sorti droit de l'imaginaire de l'auteur_ _et n'a aucun rapport avec quelques réalités que ce soient._ _Les noms des personnages sont tout autant fictifs_

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Les hommes ne naissent pas tous égaux c'est mon opinion, n'en déplaise à la déclaration universelle des droits de l'homme.... Enfin c'est mon avis, vu que la vie elle même n'a pas jugé bon de nous armer de façon égalitaire face aux problèmes du quotidien.
Je vous entend dire que tout homme à ses problèmes propre à lui... se disant vous convenez avec moi que les hommes ne naissent pas égaux sinon on aurait eu les mêmes solutions face aux mêmes problèmes... Certains trouvent vite des solutions d'autres non d'autres encore n'en trouvent même pas. Chacun se défend suivant ses capacités face aux problèmes existentielles.
Je m'appelle Kenneth, Ken pour les intimes et je suis un anticonformiste convaincu.
Enfant unique d'une famille modeste, mes parents ont fait de leur mieux pour me gâter. Tout ce que je voulais je j'obtenais..... mais ça c'était avant. Depuis que mon père, fonctionnaire d'État est à la retraite, ma vie à l'eau de rose à viré au rouge, et ce n'est pas juste une façon de parler. Moi, habitué au luxe et à un certain train de vie, il m'est pénible et inconcevable de vivre maintenant et souvent sans un sous. Bien-entendu comme un enfant gâté je n'ai appris aucun métier professionnel et pire j'étais inconstant au cours d'informatique de gestion auquel m'a inscrit mon père. Sans un sou, sans emploi, j'étais devenu irritable, un rien m'énervais, j'avais commencer à boire et à fréquenter des gens de peu de vertus. J'en voulais à la terre entière, j'avais une relation sous tension avec mon père que je rendais injustement responsable de ma situation actuelle... Je m'en prenais à tout le monde sauf à moi même... Ma mère désespérait de me voir ainsi. Je n'avais jamais eu à travailler pour gagner ma vie et je ne me voyais pas en train de suer et de me salir pour gagner mon pain. <> me rappelait ma mère et moi je lui rétorquais qu'il y a des métiers qui rendent sot... En somme j'étais un gros fainéant.
J'en suis là à cette étape de ma vie quand je connu Sandra, une fille aux formes sculptures, avec des hanches en amphore aux reins très cambrés, une poitrine assez généreuse qui attire le regard même le plus chaste en dépit du fait qu'elle ait un visage aux traits réguliers et fin, des yeux en amandes clairs aux sombres prunelles et une bouche aux lèvres pulpeuses. Sandra était belle et son teint naturellement clair réhaussait sa beauté.
Sandra tiens un bar restaurant pour le compte de sa mère. C'est donc quasiment inévitable qu'on se rencontre vu mes tendances extravagantes du moment. Je me rendais souvent avec des amis à son bar et l'alcool aidant nos discussions allaient crescendo. On débattait de tout et on était d'accord sur rien. Le raffut qu'on faisait inquiétait les serveuses qui de temps à autre venaient nous implorer de baisser le ton.. Chose qu'on faisait mais dès qu'elles s'éloignaient ça repartait de plus belle.
Sandra derrière son comptoir nous regardait d'un air sévèrement réprobateur mais ne disait mot.
Un soir visiblement excédée, elle s'approcha de notre table :
- Messieurs, baissez la voix s'il vous plaît ou veuillez quitter. Vous dérangez les autres clients.
Sa voix était calme, douce, mais le ton sec soutenu par un regard noir de colère d'où partaient des éclairs.... Mais c'était plus sa beauté qui nous imposa le silence. C'était la première fois qu'on la voyait de plus près. Elle quittait rarement son poste derrière le grand comptoir.
N'obtenant pas de réponse elle tourna les talons pour regagner son comptoir quand soudain un cri administratif fusa d'un de mes compagnons au vu de la croupe cambrée et rebondis que moulait parfaitement un pantalon collant noir....
- Eh bien ça alors! Dieu n'y est pas aller de main morte... quel cul!
Elle s'en alla sans se retourner peut-être habituée à ses genres de réflexions. C'est la première fois qu'on voyait autre chose d'elle que sa poitrine et son visage. La plupart du temps elle est assise derrière son comptoir le nez dans un roman où à son iPhone...
- Je vais me la faire! décréta aussitôt celui qui vient de siffler
Joignant le geste au mot, il se dandina tant bien que mal vers le comptoir.
- Salut beauté, lança t-il.
Seul son écho lui répondit.
- Excuses mes gars pour le boucan qu'ils font, enchaîna t-il, tu sais, les mecs c'est comme ça hein, quand ça picole ça cause bruyamment, faut pas trop leur en vouloir OK, je vais leur parler, ils vont se corriger.
- OK
- Tu t'appelles comment ?
- Ça n'a pas d'importance.
- Mais si ma donzelle ! Il va falloir que je puisse mettre un nom sur ce joli tableau, sinon mon système va plante. Fit-il en souriant.
- Quel tableau ?
-Eh bien vous pardi! On vous a jamais dis que vous êtes jolie et que vous avez un beau cul?
-Si! Mais pas aussi vulgairement fit-elle en ouvrant la porte derrière elle au fond du comptoir et en la faisant claquer, plantant là notre Don Juan.
Voyant qu'elle ne revenait pas, il regagna penaud notre table où un tollé l'acceuilit.
- Tu t'es planté en toute beauté mon grand ricanai-je
- On parie? Tu ne ferais pas mieux
- Vraiment ?
- Si tu te la fais, je règlerai ta note ici pendant un mois, mais si tu te loupe, c'est toi qui régale.
- Ok ça me va, retorquai-je.
Je sirotai ma bouteille tout en me demandant comment je vais m'y prendre pour séduire cette pulpeuse demoiselle dont je ne sais rien....

*À suivre*