livres et poésies

06 novembre 2017

ma puce ma pute mon pote et moi

*Ma puce, ma pute, mon pote et moi*

_Claude Speed_

0022898507779

Chapitre V

Nous sortîmes du _Meduse_ quelques instants après avoir fini notre consommation.
La circulation était moins dense sur les avenues vu l'heure tardive. Rex et moi reprîmes notre chemin en sens inverse cette fois-ci. J'avais la tête un peu légère due aux effets de l'alcool, mais mon cœur lui me pesait dans la poitrine... Sandra...
Comment m'y prendrai-je pour me faire pardonner ? Ma vie de bohémien avait fini par me faire un mauvais tour. Je me foutais de l'amour, je ne vivais que pour le plaisir, pour me détruire et détruire les autres par ricochet en prenant ce qui me plaisais égoïstement. Je ne faisais que peu de cas de ce que pouvais ressentir les autres, non par méchanceté, mais par pur égoïsme. Et me voilà relevant un défi pour me prouver à moi-même et aux autres ma virilité, et me voilà pris au piège de l'amour... C'est tellement vrai ce dicton: "récolte ce que tu sèmes". Tout ce qu'on fait en bien ou en mal fini toujours par nous revenir en plein dans la figure. Et moi ce retour de manivelle je l'ai reçu en pleine gueule... et ça fait pas du tout du bien si vous voulez savoir...
Nous tournâmes dans une ruelle, et Rex qui avait constater mon air préoccupé décida de ne pas m'interrompre. Mais nous perçûmes presque en même temps le silence anormal qui régnait dans cette rue à moitié éclairée. Cette rue nous était familière, mais le silence qui y régnait était épais, d'une épaisseur à couper au couteau. Notre sixième sens nous avertissait d'un danger imminent. On se regarda presque en même temps et sans un mot nous comprîmes la situation et instinctivement décidâmes de la marche à suivre. Tous les sens en alerte nous marchâmes en plein milieu de la rue. Un léger bruit de semelle derrière nous, nous fit nous retourner comme un seul homme. Deux silhouettes se découpaient à contre-lumière au bout de la rue... menaçants. L'une d'elles était courte ronde mais massive, et l'autre plus athlétique et élancé. Ils avançaient lentement les mains dans les poches.
-Alors la récréation est finie ? Fit une voix caverneuse derrière nous. Je reconnus la voix bien avant même de me retourner.
La frêle silhouette de Herbert avançait vers nous d'un pas nerveux.
-L'enfoiré ! Grommela Rex, il nous a tendu un guet-apens. Un ange passa en soufflant dans un cor, il portait sur le front un bandeau rouge sur lequel était écrit "VENDETTA"
Nos agresseurs se déployèrent autour de nous pour nous prendre en étau.
À la lueur des lampadaires se dévoilèrent leurs traits. Le géant avait une coupe de cheveux en mohawk, les yeux ternes un visage en lame de couteau, et une longue scarification lui mangeait la joue gauche. Des épaules massifs, un torse en éventail, de longs bras musclés et de larges mains câleuses. Son apparence me fis pensé à <> surnom dont je l'affublai automatiquement. L'autre était plus petit, rondouillet mais étrangement agile, le genre <> de la série manga "Dragon Ball Z" si vous voyez ce que je veux dire... Je l'ai jaugé à sa manière de se déplacer, il avait le pas feutré comme celui d'un félin. Et c'est sans doute lui le plus dangereux.
<> malgré sa corpulence n'était pas une menace directe, il suffirait de se maintenir à distance et surtout éviter le corps à corps avec lui tout en gardant une marge de sécurité constante. Il s'approcha de plus en plus menaçant en faisant craquer ses doigts, il tapa dans ses énormes paluches et fonça tête baissée comme le font la plupart de ceux qui ont tout dans les muscles et que dalle dans le citron. D'un coup de rein je pivotai sur le côté et du tranchant de la main je lui assenai un atémi bien appuyé à la base du coup. Cela suffisait largement à envoyer n'importe quel quidam normalement constituer direct dans les bras de morphée, mais pas ce zèbre, on dirait que je l'avais caresser. Il me montra dans un rictus une dentition assez dégarnie, il me souriait.... Il est donc vrai qu'on reconnaît le chien bagarreur à ses oreilles déchirées.
La rapidité de mon déplacement et ma fulgurante réaction n'avaient pas échappées à <> et surtout à Herbert qui d'ailleurs en était baba... Il avait ouvert des yeux rond, totalement surpris! Eh oui il ignorait tout comme vous d'ailleurs que j'étais un féru d'arts martiaux et que je savais me défendre depuis l'âge de mes quatorze balais. Idem pour Rex. Et Herbert & Compagnies vont l'apprendre à leurs dépens. Déjà <> s'apprêtait à sonner la deuxième charge et moi je l'attendais...de poings fermes. Il s'élança de nouveau et à ma grande surprise il dévia de moi et s'attaqua à Rex, je ne sais pas pourquoi, peut-être avait-il pensé de toutes les neurones de son cervelet de moineau que ce dernier serait moins coriace, en tout cas le puissant uppercut que lui décocha Rex au menton lui prouva qu'il était vraiment très mal inspiré. Je ne le vis pas venir tellement il était rapide <> avait profiter de la mêlée pour s'en prendre à moi, en deux foulées il se projetta en l'air sa jambe droite de détendit comme un ressort et n'eut été mes bons réflexes je me mangeais son coup de pied en pleine gorge, je pivotai sur moi même un quart de seconde un peu en retard et sa semelle frôla mon épaule gauche, et il se reçu à terre comme un chat en même temps que moi. Déjà il se relevait, j'entendis un cliquetis métallique et une lame jaillit, je la vis briller d'un éclat singulier, c'était un petit couteau à ressort mais une arme mortelle dans les mains d'un expert, et vu la manière dont il le tenais, la pointe dirigée vers le bas à la commando, je compris qu'il ne s'en servait pas pour peler des oranges...
Herbert hébété par la tournure des évènements cria:
-Non pas ça! Je vous ai demandé de leurs donner une bonne correction, pas de les tuer...
Mais personne ne l'écoutait, moi encore moins toute mon attention était focalisée sur cette lame, car je savais que je jouais ma peau. De son côté <> un peu groggy par l'uppercut reçu et qui lui avait fait cracher le peu de chicots qui lui restaient fonçait à nouveau furieux sur Rex qui esquiva assez facilement ce boulet humain trop prévisible et lui assena un atémi surpuissante au même endroit que le mien quelques instants plus tôt. Il a beau être dur de la tête, celle-là il l'avait bien ressenti et poussa un sourd grognement, il avait mal le monstre...
Mon agresseur se rua sur moi le couteau en avant. La lame fendit l'air au niveau de ma gorge j'eus un recul instinctif pour éviter le coup mortel. Déjà il se retournait pour frapper à nouveau mais je le pris de vitesse en rentrant dans sa garde pour bloquer son bras armé que je tordis pour lui faire lâcher le couteau. Mais il résista donc j'augmentai la pression jusqu'à ce que ne craque ses os... Il poussa un cri perçant, hystérique et lâcha le couteau, je lui mis un coup de boule au nez pour le mettre hors d'état de nuire. Râlant, saignant du nez <> s'effondra en tenant de sa main gauche son bras désarticulé. Je pris le couteau et le jetai au loin. Herbert voyant ses complices K.O pris la poudre d'escampette sans plus demander son reste.
-Le lâche ! Gronda Rex.
-Je vois que tu n'as pas perdu la main. Fis-je en époussetant mon pantalon un peu tâché au niveau du genou.
-Toi non plus mec, tu as su garder tes réflexes d'antan, tu t'entraînnes toujours ?
-Oui de temps en temps. On fait quoi de ces zozos ? fis-je en désignant nos agresseurs, qui se tordaient de douleurs.
-Appelles le SAMU, nous on fous le camp d'ici, de toutes façons c'est le gros qui a eu le plus de bobos, l'autre gigolo je l'ai juste un peu amoché...
Aussitôt dis, aussitôt fait, nous reprîmes notre route . Quelques badauds qui avaient assister à la fin de la bagarre nous regardaient craintifs. Il y avait de quoi, ce n'est pas tous les jours qu'on voyait des gens de notre gabarit se débarrasser aussi facilement des zozos de cet acabit. Il paraît que la nuit ce quartier était un coin mal famé et ils croyaient peut-être que c'était un braquage qui avait mal tourner.
Rex et moi nous nous séparâmes et chacun rentra chez lui.
-Bonne arrivée au pays fis-je ironiquement en le quittant
-En tout cas c'était un accueil chaleureux releva t-il en souriant.
Une fois chez moi, je pris une bonne douche et avant de me coucher, je tentai d'appeler Sandra. Ça sonnait mais elle ne décrochait pas... Au troisième essai infructueux, je décidai de lui laisser un message dans lequel je lui disais mon inquiétude sur le fait qu'elle soit bien rentrer à la maison et si elle était en sûreté, et bien évidemment que j'étais absolument désolé.
Je restai ainsi un moment le téléphone à la main à réfléchir à comment me faire absoudre mes travers par celle qui était désormais devenue la reine de mon cœur, j'étais tellement absorber que je ne sus plus quand vraiment je basculai de l'autre côté du voile... J'eus des rêves tantôt agités tantôt paisibles faits de violences de combats, d'amour et de tendresse, c'était si réel que je me demandais si ce n'était pas réel. D'ailleurs les grands mystiques ne disent-ils pas que c'est par le sommeil(contrôlé) que s'obtenait l'éveil ?
Au levant tandis que monsieur soleil cachait par moment son visage dans son drap de nuages, je découvris le mien et sautai au bas du lit.
Après m'être doucher j'entrepris de mettre de l'ordre dans mes affaires scolaires, car demain je reprenais les cours, ma mère, très diligente s'était déjà entretenue avec mon directeur d'études.
Après le casse-croûte, je me mis à la révision avec l'ardeur d'un moine bénédictin, conscient que mon avenir ne tenais qu'à ces pages... enfin... si je me prenais au mot. Je passai toute la journée au piaule, histoire de me mettre à jour.
La nuit tombant, je me disais que c'en était assez de ma vie de rat de bibliothèque, je fermai bouquins et mis le museau dehors.
Je me tîns au seuil de notre portail indécis comme un plongeur se demandant la température de l'eau. Je voulais me défouler mais je n'avais aucune envie de me déplacer. Mais l'ennui étant trop fort je mis un pas devant l'autre et hop me voilà me prenans par la main et m'emmenans faire un tour...
Le vent frais du soir qui me fouetta le visage me fis du bien. Il faisait un temps doux, et dans le ciel un croissant de lune trempait un de ses bouts dans un nuage de lait.
Je me sentais un brin nostalgique, et le courant de mes pensées me ramena à un port qui avait un visage et un nom... Sandra !
Que faisait-elle? Es-ce qu'elle pensait à moi? S'était-elle un peu calmée ? Pour ça heureusement il y avait un moyen de le savoir, et m'est avis que si Roméo et Juliette l'avaient en leur temps, ils ne connaîtraient peut être pas une fin tragique. Et ce trésor, c'est le téléphone...
Je sortis le mien et composai le numéro de Sandra le coeur battant la chamade comme un coupable attendant sa sentence. Et la mienne tomba... C'était une gentille voix féminine qui signa mon arrêt de mort... ou du moins l'arrêt de mes espoirs fumants de vouloir posséder le coeur de la sublime Sandra, car cette voix me disais qu'elle était inaccessible...
M'avait-elle déjà ranger dans les tiroirs de l'oubli ?
Je marchai les yeux fixés sur mes pensées et les oreilles arrimées à mes pas. C'est un bon gars à moi mes pas, un personnage qui savait me parler convenablement lorsque mes méninges saturaient. Et là il me disait un truc sensé. Il me proposait de me porter jusque chez Sandra et je lui dis allons-y !
Arrivé à son bar-restaurant, je me mis à la table habituelle et me commandai un sandwich rosbif laitue tomates. Et pour me désaltérer, de la bière sans alcool.
Je regrdai plusieurs fois en direction du comptoir, pas de Sandra... Désespéré, je m'attaquai sans appétit à mon plat. Un rire sonore me fis lever la tête et ma première réaction ce fut de regarder vers le comptoir car ce rire je l'avais reconnu, c'était celui de Sandra. Mais ce rire étant venu de ma droite je tournai la tête pour me retrouvé avec Sandra les yeux dans les yeux.
Mais elle détourna naturellement le regard de moi comme vous le faites habituellement lorsque vous croisé les yeux d'un inconnu et qui n'a rien d'intéressant...
Elle dînait avec un inconnu au maintien impeccable et élégamment vêtu.
Mon sang ne fis qu'un tour et je faillis m'étouffer avec mon sandwich.
Je me maîtrisai avec peine en faisant de longues et profondes inspirations pour calmer les battements saccadés de mon pauvre coeur en lambeaux.
Calmement je bus au goulot ma bière tout en regrettant qu'elle était sans alcool... Mais c'est peut-être mieux ainsi...
Pourquoi m'avait-elle ignoré si froidement ? Pourquoi riait-elle aux éclats ? Pour me dire son bonheur ou pour se moquer de moi? D'abord pourquoi dînait-elle avec un homme? Et qui était ce type aux gestes si raffinés avec lequel Sandra prenait son pied à me narguer ? D'abord je sais maintenant qu'elle m'avais vu rentrer et elle avait rit aux éclats pour attirer mon attention. Elle ne devrais pas s'attendre à me voir ici, et me voilà tomber comme une manne... Elle n'allait pas s'en privé...
Je pris soin de regarder plus près le couple, la distance entre eux, leur maintien, bref tout ce qui pourrait me renseigner sur la nature de leur relation. Et leurs langages corporels me disais que s'ils étaient amis, alors ils étaient proches, mais pas plus. Surtout Sandra, elle riait constamment mais regardait plus dans ma direction que dans les yeux du gars. Mais il y avait un truc un peu flou dans le comportement de ce dernier, il avait tendance à vouloir prendre la main de Sandra à chaque fois qu'il parlait, mais elle se dégageait doucement mais fermement... Je me suis dis qu'il y avait peut-être un coup à jouer. Je me levai et avançai vers eux. Sandra me vit venir et je la vis frémir comme la première fois où je l'avais aborder. L'expression de son regard changea, le gars s'en rendit compte et se retourna pour voir ce qui mettait en émoi sa compagne de table, et il me vit moi... Marchant d'un pas assuré, le sourire en coin.
-Bonsoir lançai-je
Sandra ne répondit pas, ce fut le type qui esquissa un geste de salut.
-Excusez que je perturbe votre dîner monsieur, permettez-moi de vous enlever un instant votre compagne.
Il me regarda comme vous regarderait un dictateur à qui vous demanderiez de vous céder son précieux fauteuil présidentiel.
-Il est hors de question ! D'abord qui êtes vous? Ergota ce coq-en-patte...
-Sandra j'aimerais te parler un petit instant fis-je en me tournant vers Sandra...
Elle ne broncha pas.
Voyant qu'elle n'était pas décidé à se lever. Je n'eus d'autres choix que de dire là ce que j'avais sur le coeur
-Sandra, je sais que t'es courroucée et j'en suis pour beaucoup, loin de là ma pensée qu'un simple discours suffirait à panser une plaie si profonde. Mais c'est en frottant une pierre qu'on la polie, c'est en fondant l'or qu'on le purifie, il en est ainsi aussi des relations humaines, on se frotte les uns aux autres, parfois on se fait mal mais c'est uniquement comme ça qu'on apprend à se connaître véritablement. Oui, je suis comme tu l'avais dit Sandy, un charmeur invétéré, c'est mon moindre défaut, et je n'ai pas la prétention d'être parfait. Comme il est dur de prendre au sérieux quelqu'un qui a l'habitude de mentir même quand il dit vrai, ce serait légitime si tu doutes de mes paroles quand je te dis que depuis que je t'ai connu j'ai eu un envie de changement, et depuis j'ai quitté "la rue des coeurs sans abris" pour le doux foyer de ton affection.
- Écoutez monsieur, vous nous déranger, ne voyez-vous pas que votre histoires là l'intéresse peu?
-La ferme vous! Fis-je sèchement en le fusillant du regard
Je ne sais pas ce qu'il vit dans mes yeux mais il se tut, maté.
- Mais, continuai-je à l'intention de Sandra qui me regardait toute étonnée de ma verve. C'est juste au seuil de ton cœur que la rue m'a rattrapée. Je paie mes mauvaises fréquentations et au prix le plus fort... Perdre ton amour et ta confiance... C'est dur mais je n'ai qu'à m'en prendre à moi-même. Je te demande pardon d'avoir voulus user de mes charmes sur toi à des fins égoïstes, mais au final c'est toi qui m'a charmée, et qui a fait de mon cœur volcan un oasis d'amour, car crois-moi ou non et je ne te l'ai jamais dis, je t'aime Sandra... peut-être que pour toi ça n'a plus d'importance, mais pour moi ça revêt un nouveau sens, pour moi c'est un renouveau émotionnel, un nouveau départ. Et ça, je le dois à toi. Merci Sandra d'avoir été la lumière dans mes ténèbres, et je ne cesserai d'espérer que cette flamme qui a animée ton cœur envers moi et dont j'entr'apercois encore les lueurs dans tes yeux rejaillira un jour. J'attendrai donc patiemment ce jour Sandra. C'est tout ce que j'ai à te dire et je suis navré d'avoir perturber ton dîner. Bonne soirée Sandra.
Sur ce je tournai mes talons, je réglai ma facture et puis je sortis.
À peine étais-je dans la rue que j'entendis des pas précipités derrière moi, je me retournai pour tomber sur le poing du gars qui dînait avec Sandra. Il me frappa au ventre et comme j'avais les deux mains dans les poches je n'eus pas le temps de me protéger convenablement. Le souffle rauque je tombai au sol. Mais déjà il me frappait à coups de pied répétés.
-Salaud grinça t-il, t'as bousillé mon dîner...
-Arrêtes Clément tu vas le blessé, hurla Sandra qui l'avait suivie.
Et ce Clément qui n'avait rien de clément me décocha un dernier coup de latte, mais comme je l'avais vu venir celui-là je le bloquai de mes deux bras sinon je me le prenait en pleine tronche! Ah le vilain il voulait me défiguré. N'eut été la présence de Sandra je lui aurais bien refais le portrait.
-Kenny tu vas bien ? M'interrogea celle-ci, en tournant vers moi un visage inquiet.
-T'inquiètes Sandra, c'est tout ce que je mérite, fis-je en me relevant péniblement.
Et sans un mot de plus je m'en allai mon chemin sous le regard douloureux de Sandra.
Je l'entendis s'engueuler avec le gnace qui m'avait molester...

_A suivre_

* _Merci à vous, lectrices et lecteurs, vos conseils et votre attention me font grandir_

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ma puce ma pute mon pote et moi

*Ma puce, ma pute, mon pote et moi*

_Claude Speed_

0022898507779

Chapitre V

Nous sortîmes du _Meduse_ quelques instants après avoir fini notre consommation.
La circulation était moins dense sur les avenues vu l'heure tardive. Rex et moi reprîmes notre chemin en sens inverse cette fois-ci. J'avais la tête un peu légère due aux effets de l'alcool, mais mon cœur lui me pesait dans la poitrine... Sandra...
Comment m'y prendrai-je pour me faire pardonner ? Ma vie de bohémien avait fini par me faire un mauvais tour. Je me foutais de l'amour, je ne vivais que pour le plaisir, pour me détruire et détruire les autres par ricochet en prenant ce qui me plaisais égoïstement. Je ne faisais que peu de cas de ce que pouvais ressentir les autres, non par méchanceté, mais par pur égoïsme. Et me voilà relevant un défi pour me prouver à moi-même et aux autres ma virilité, et me voilà pris au piège de l'amour... C'est tellement vrai ce dicton: "récolte ce que tu sèmes". Tout ce qu'on fait en bien ou en mal fini toujours par nous revenir en plein dans la figure. Et moi ce retour de manivelle je l'ai reçu en pleine gueule... et ça fait pas du tout du bien si vous voulez savoir...
Nous tournâmes dans une ruelle, et Rex qui avait constater mon air préoccupé décida de ne pas m'interrompre. Mais nous perçûmes presque en même temps le silence anormal qui régnait dans cette rue à moitié éclairée. Cette rue nous était familière, mais le silence qui y régnait était épais, d'une épaisseur à couper au couteau. Notre sixième sens nous avertissait d'un danger imminent. On se regarda presque en même temps et sans un mot nous comprîmes la situation et instinctivement décidâmes de la marche à suivre. Tous les sens en alerte nous marchâmes en plein milieu de la rue. Un léger bruit de semelle derrière nous, nous fit nous retourner comme un seul homme. Deux silhouettes se découpaient à contre-lumière au bout de la rue... menaçants. L'une d'elles était courte ronde mais massive, et l'autre plus athlétique et élancé. Ils avançaient lentement les mains dans les poches.
-Alors la récréation est finie ? Fit une voix caverneuse derrière nous. Je reconnus la voix bien avant même de me retourner.
La frêle silhouette de Herbert avançait vers nous d'un pas nerveux.
-L'enfoiré ! Grommela Rex, il nous a tendu un guet-apens. Un ange passa en soufflant dans un cor, il portait sur le front un bandeau rouge sur lequel était écrit "VENDETTA"
Nos agresseurs se déployèrent autour de nous pour nous prendre en étau.
À la lueur des lampadaires se dévoilèrent leurs traits. Le géant avait une coupe de cheveux en mohawk, les yeux ternes un visage en lame de couteau, et une longue scarification lui mangeait la joue gauche. Des épaules massifs, un torse en éventail, de longs bras musclés et de larges mains câleuses. Son apparence me fis pensé à <> surnom dont je l'affublai automatiquement. L'autre était plus petit, rondouillet mais étrangement agile, le genre <> de la série manga "Dragon Ball Z" si vous voyez ce que je veux dire... Je l'ai jaugé à sa manière de se déplacer, il avait le pas feutré comme celui d'un félin. Et c'est sans doute lui le plus dangereux.
<> malgré sa corpulence n'était pas une menace directe, il suffirait de se maintenir à distance et surtout éviter le corps à corps avec lui tout en gardant une marge de sécurité constante. Il s'approcha de plus en plus menaçant en faisant craquer ses doigts, il tapa dans ses énormes paluches et fonça tête baissée comme le font la plupart de ceux qui ont tout dans les muscles et que dalle dans le citron. D'un coup de rein je pivotai sur le côté et du tranchant de la main je lui assenai un atémi bien appuyé à la base du coup. Cela suffisait largement à envoyer n'importe quel quidam normalement constituer direct dans les bras de morphée, mais pas ce zèbre, on dirait que je l'avais caresser. Il me montra dans un rictus une dentition assez dégarnie, il me souriait.... Il est donc vrai qu'on reconnaît le chien bagarreur à ses oreilles déchirées.
La rapidité de mon déplacement et ma fulgurante réaction n'avaient pas échappées à <> et surtout à Herbert qui d'ailleurs en était baba... Il avait ouvert des yeux rond, totalement surpris! Eh oui il ignorait tout comme vous d'ailleurs que j'étais un féru d'arts martiaux et que je savais me défendre depuis l'âge de mes quatorze balais. Idem pour Rex. Et Herbert & Compagnies vont l'apprendre à leurs dépens. Déjà <> s'apprêtait à sonner la deuxième charge et moi je l'attendais...de poings fermes. Il s'élança de nouveau et à ma grande surprise il dévia de moi et s'attaqua à Rex, je ne sais pas pourquoi, peut-être avait-il pensé de toutes les neurones de son cervelet de moineau que ce dernier serait moins coriace, en tout cas le puissant uppercut que lui décocha Rex au menton lui prouva qu'il était vraiment très mal inspiré. Je ne le vis pas venir tellement il était rapide <> avait profiter de la mêlée pour s'en prendre à moi, en deux foulées il se projetta en l'air sa jambe droite de détendit comme un ressort et n'eut été mes bons réflexes je me mangeais son coup de pied en pleine gorge, je pivotai sur moi même un quart de seconde un peu en retard et sa semelle frôla mon épaule gauche, et il se reçu à terre comme un chat en même temps que moi. Déjà il se relevait, j'entendis un cliquetis métallique et une lame jaillit, je la vis briller d'un éclat singulier, c'était un petit couteau à ressort mais une arme mortelle dans les mains d'un expert, et vu la manière dont il le tenais, la pointe dirigée vers le bas à la commando, je compris qu'il ne s'en servait pas pour peler des oranges...
Herbert hébété par la tournure des évènements cria:
-Non pas ça! Je vous ai demandé de leurs donner une bonne correction, pas de les tuer...
Mais personne ne l'écoutait, moi encore moins toute mon attention était focalisée sur cette lame, car je savais que je jouais ma peau. De son côté <> un peu groggy par l'uppercut reçu et qui lui avait fait cracher le peu de chicots qui lui restaient fonçait à nouveau furieux sur Rex qui esquiva assez facilement ce boulet humain trop prévisible et lui assena un atémi surpuissante au même endroit que le mien quelques instants plus tôt. Il a beau être dur de la tête, celle-là il l'avait bien ressenti et poussa un sourd grognement, il avait mal le monstre...
Mon agresseur se rua sur moi le couteau en avant. La lame fendit l'air au niveau de ma gorge j'eus un recul instinctif pour éviter le coup mortel. Déjà il se retournait pour frapper à nouveau mais je le pris de vitesse en rentrant dans sa garde pour bloquer son bras armé que je tordis pour lui faire lâcher le couteau. Mais il résista donc j'augmentai la pression jusqu'à ce que ne craque ses os... Il poussa un cri perçant, hystérique et lâcha le couteau, je lui mis un coup de boule au nez pour le mettre hors d'état de nuire. Râlant, saignant du nez <> s'effondra en tenant de sa main gauche son bras désarticulé. Je pris le couteau et le jetai au loin. Herbert voyant ses complices K.O pris la poudre d'escampette sans plus demander son reste.
-Le lâche ! Gronda Rex.
-Je vois que tu n'as pas perdu la main. Fis-je en époussetant mon pantalon un peu tâché au niveau du genou.
-Toi non plus mec, tu as su garder tes réflexes d'antan, tu t'entraînnes toujours ?
-Oui de temps en temps. On fait quoi de ces zozos ? fis-je en désignant nos agresseurs, qui se tordaient de douleurs.
-Appelles le SAMU, nous on fous le camp d'ici, de toutes façons c'est le gros qui a eu le plus de bobos, l'autre gigolo je l'ai juste un peu amoché...
Aussitôt dis, aussitôt fait, nous reprîmes notre route . Quelques badauds qui avaient assister à la fin de la bagarre nous regardaient craintifs. Il y avait de quoi, ce n'est pas tous les jours qu'on voyait des gens de notre gabarit se débarrasser aussi facilement des zozos de cet acabit. Il paraît que la nuit ce quartier était un coin mal famé et ils croyaient peut-être que c'était un braquage qui avait mal tourner.
Rex et moi nous nous séparâmes et chacun rentra chez lui.
-Bonne arrivée au pays fis-je ironiquement en le quittant
-En tout cas c'était un accueil chaleureux releva t-il en souriant.
Une fois chez moi, je pris une bonne douche et avant de me coucher, je tentai d'appeler Sandra. Ça sonnait mais elle ne décrochait pas... Au troisième essai infructueux, je décidai de lui laisser un message dans lequel je lui disais mon inquiétude sur le fait qu'elle soit bien rentrer à la maison et si elle était en sûreté, et bien évidemment que j'étais absolument désolé.
Je restai ainsi un moment le téléphone à la main à réfléchir à comment me faire absoudre mes travers par celle qui était désormais devenue la reine de mon cœur, j'étais tellement absorber que je ne sus plus quand vraiment je basculai de l'autre côté du voile... J'eus des rêves tantôt agités tantôt paisibles faits de violences de combats, d'amour et de tendresse, c'était si réel que je me demandais si ce n'était pas réel. D'ailleurs les grands mystiques ne disent-ils pas que c'est par le sommeil(contrôlé) que s'obtenait l'éveil ?
Au levant tandis que monsieur soleil cachait par moment son visage dans son drap de nuages, je découvris le mien et sautai au bas du lit.
Après m'être doucher j'entrepris de mettre de l'ordre dans mes affaires scolaires, car demain je reprenais les cours, ma mère, très diligente s'était déjà entretenue avec mon directeur d'études.
Après le casse-croûte, je me mis à la révision avec l'ardeur d'un moine bénédictin, conscient que mon avenir ne tenais qu'à ces pages... enfin... si je me prenais au mot. Je passai toute la journée au piaule, histoire de me mettre à jour.
La nuit tombant, je me disais que c'en était assez de ma vie de rat de bibliothèque, je fermai bouquins et mis le museau dehors.
Je me tîns au seuil de notre portail indécis comme un plongeur se demandant la température de l'eau. Je voulais me défouler mais je n'avais aucune envie de me déplacer. Mais l'ennui étant trop fort je mis un pas devant l'autre et hop me voilà me prenans par la main et m'emmenans faire un tour...
Le vent frais du soir qui me fouetta le visage me fis du bien. Il faisait un temps doux, et dans le ciel un croissant de lune trempait un de ses bouts dans un nuage de lait.
Je me sentais un brin nostalgique, et le courant de mes pensées me ramena à un port qui avait un visage et un nom... Sandra !
Que faisait-elle? Es-ce qu'elle pensait à moi? S'était-elle un peu calmée ? Pour ça heureusement il y avait un moyen de le savoir, et m'est avis que si Roméo et Juliette l'avaient en leur temps, ils ne connaîtraient peut être pas une fin tragique. Et ce trésor, c'est le téléphone...
Je sortis le mien et composai le numéro de Sandra le coeur battant la chamade comme un coupable attendant sa sentence. Et la mienne tomba... C'était une gentille voix féminine qui signa mon arrêt de mort... ou du moins l'arrêt de mes espoirs fumants de vouloir posséder le coeur de la sublime Sandra, car cette voix me disais qu'elle était inaccessible...
M'avait-elle déjà ranger dans les tiroirs de l'oubli ?
Je marchai les yeux fixés sur mes pensées et les oreilles arrimées à mes pas. C'est un bon gars à moi mes pas, un personnage qui savait me parler convenablement lorsque mes méninges saturaient. Et là il me disait un truc sensé. Il me proposait de me porter jusque chez Sandra et je lui dis allons-y !
Arrivé à son bar-restaurant, je me mis à la table habituelle et me commandai un sandwich rosbif laitue tomates. Et pour me désaltérer, de la bière sans alcool.
Je regrdai plusieurs fois en direction du comptoir, pas de Sandra... Désespéré, je m'attaquai sans appétit à mon plat. Un rire sonore me fis lever la tête et ma première réaction ce fut de regarder vers le comptoir car ce rire je l'avais reconnu, c'était celui de Sandra. Mais ce rire étant venu de ma droite je tournai la tête pour me retrouvé avec Sandra les yeux dans les yeux.
Mais elle détourna naturellement le regard de moi comme vous le faites habituellement lorsque vous croisé les yeux d'un inconnu et qui n'a rien d'intéressant...
Elle dînait avec un inconnu au maintien impeccable et élégamment vêtu.
Mon sang ne fis qu'un tour et je faillis m'étouffer avec mon sandwich.
Je me maîtrisai avec peine en faisant de longues et profondes inspirations pour calmer les battements saccadés de mon pauvre coeur en lambeaux.
Calmement je bus au goulot ma bière tout en regrettant qu'elle était sans alcool... Mais c'est peut-être mieux ainsi...
Pourquoi m'avait-elle ignoré si froidement ? Pourquoi riait-elle aux éclats ? Pour me dire son bonheur ou pour se moquer de moi? D'abord pourquoi dînait-elle avec un homme? Et qui était ce type aux gestes si raffinés avec lequel Sandra prenait son pied à me narguer ? D'abord je sais maintenant qu'elle m'avais vu rentrer et elle avait rit aux éclats pour attirer mon attention. Elle ne devrais pas s'attendre à me voir ici, et me voilà tomber comme une manne... Elle n'allait pas s'en privé...
Je pris soin de regarder plus près le couple, la distance entre eux, leur maintien, bref tout ce qui pourrait me renseigner sur la nature de leur relation. Et leurs langages corporels me disais que s'ils étaient amis, alors ils étaient proches, mais pas plus. Surtout Sandra, elle riait constamment mais regardait plus dans ma direction que dans les yeux du gars. Mais il y avait un truc un peu flou dans le comportement de ce dernier, il avait tendance à vouloir prendre la main de Sandra à chaque fois qu'il parlait, mais elle se dégageait doucement mais fermement... Je me suis dis qu'il y avait peut-être un coup à jouer. Je me levai et avançai vers eux. Sandra me vit venir et je la vis frémir comme la première fois où je l'avais aborder. L'expression de son regard changea, le gars s'en rendit compte et se retourna pour voir ce qui mettait en émoi sa compagne de table, et il me vit moi... Marchant d'un pas assuré, le sourire en coin.
-Bonsoir lançai-je
Sandra ne répondit pas, ce fut le type qui esquissa un geste de salut.
-Excusez que je perturbe votre dîner monsieur, permettez-moi de vous enlever un instant votre compagne.
Il me regarda comme vous regarderait un dictateur à qui vous demanderiez de vous céder son précieux fauteuil présidentiel.
-Il est hors de question ! D'abord qui êtes vous? Ergota ce coq-en-patte...
-Sandra j'aimerais te parler un petit instant fis-je en me tournant vers Sandra...
Elle ne broncha pas.
Voyant qu'elle n'était pas décidé à se lever. Je n'eus d'autres choix que de dire là ce que j'avais sur le coeur
-Sandra, je sais que t'es courroucée et j'en suis pour beaucoup, loin de là ma pensée qu'un simple discours suffirait à panser une plaie si profonde. Mais c'est en frottant une pierre qu'on la polie, c'est en fondant l'or qu'on le purifie, il en est ainsi aussi des relations humaines, on se frotte les uns aux autres, parfois on se fait mal mais c'est uniquement comme ça qu'on apprend à se connaître véritablement. Oui, je suis comme tu l'avais dit Sandy, un charmeur invétéré, c'est mon moindre défaut, et je n'ai pas la prétention d'être parfait. Comme il est dur de prendre au sérieux quelqu'un qui a l'habitude de mentir même quand il dit vrai, ce serait légitime si tu doutes de mes paroles quand je te dis que depuis que je t'ai connu j'ai eu un envie de changement, et depuis j'ai quitté "la rue des coeurs sans abris" pour le doux foyer de ton affection.
- Écoutez monsieur, vous nous déranger, ne voyez-vous pas que votre histoires là l'intéresse peu?
-La ferme vous! Fis-je sèchement en le fusillant du regard
Je ne sais pas ce qu'il vit dans mes yeux mais il se tut, maté.
- Mais, continuai-je à l'intention de Sandra qui me regardait toute étonnée de ma verve. C'est juste au seuil de ton cœur que la rue m'a rattrapée. Je paie mes mauvaises fréquentations et au prix le plus fort... Perdre ton amour et ta confiance... C'est dur mais je n'ai qu'à m'en prendre à moi-même. Je te demande pardon d'avoir voulus user de mes charmes sur toi à des fins égoïstes, mais au final c'est toi qui m'a charmée, et qui a fait de mon cœur volcan un oasis d'amour, car crois-moi ou non et je ne te l'ai jamais dis, je t'aime Sandra... peut-être que pour toi ça n'a plus d'importance, mais pour moi ça revêt un nouveau sens, pour moi c'est un renouveau émotionnel, un nouveau départ. Et ça, je le dois à toi. Merci Sandra d'avoir été la lumière dans mes ténèbres, et je ne cesserai d'espérer que cette flamme qui a animée ton cœur envers moi et dont j'entr'apercois encore les lueurs dans tes yeux rejaillira un jour. J'attendrai donc patiemment ce jour Sandra. C'est tout ce que j'ai à te dire et je suis navré d'avoir perturber ton dîner. Bonne soirée Sandra.
Sur ce je tournai mes talons, je réglai ma facture et puis je sortis.
À peine étais-je dans la rue que j'entendis des pas précipités derrière moi, je me retournai pour tomber sur le poing du gars qui dînait avec Sandra. Il me frappa au ventre et comme j'avais les deux mains dans les poches je n'eus pas le temps de me protéger convenablement. Le souffle rauque je tombai au sol. Mais déjà il me frappait à coups de pied répétés.
-Salaud grinça t-il, t'as bousillé mon dîner...
-Arrêtes Clément tu vas le blessé, hurla Sandra qui l'avait suivie.
Et ce Clément qui n'avait rien de clément me décocha un dernier coup de latte, mais comme je l'avais vu venir celui-là je le bloquai de mes deux bras sinon je me le prenait en pleine tronche! Ah le vilain il voulait me défiguré. N'eut été la présence de Sandra je lui aurais bien refais le portrait.
-Kenny tu vas bien ? M'interrogea celle-ci, en tournant vers moi un visage inquiet.
-T'inquiètes Sandra, c'est tout ce que je mérite, fis-je en me relevant péniblement.
Et sans un mot de plus je m'en allai mon chemin sous le regard douloureux de Sandra.
Je l'entendis s'engueuler avec le gnace qui m'avait molester...

_A suivre_

* _Merci à vous, lectrices et lecteurs, vos conseils et votre attention me font grandir_

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ma puce ma pute mon pote et moi

*Ma puce ma pute mon pote et moi*

_Claude Speed_

Chapitre IV

Droit devant nous à une trentaine de mètres une enseigne lumineuse fait en néon annonçait le " _Méduse nightclub_"
-Drôle de nom releva Rex en riant, j'espère qu'on y rencontre pas la vraie, je n'ai aucune envie de finir en statue...
L'ambiance était feutrée à l'intérieur avec des lumières tamisées. La sono distillait une musique classique de Julio Iglesias à Mireille Matthieu en passant par Francis Cabrel... Tout pour faire bâiller d'ennui un féru de musique d'ambiance, mais pas de jeunes passionnés de romance comme nous.
Nous prîmes place à une table et passèrent commande. En attendant notre Moët&Chandon je jetai un regard circulaire autour de moi, aux tables des jeunes d'un certain âge habillés qui en décontracté, qui élégamment semblait savourer à sa juste valeur l'ambiance. De jeunes amoureux s'embrassaient à bouche que-veux-tu? D'autres assis en groupe discutaient un peu bruyamment et d'autres encore se frottaient les uns contre les autres sur la piste de danse au gré du slow.
-On dirait bien une soirée classique dit Rex
-Oui ça en a tout l'air je lui répond
-Il en a de la chance dit encore Rex en montrant du regard un jeune homme qui tenait dans ses bras une splendide métisse aux longs cheveux qui lui cascadaient jusqu'aux reins. Elle était élancée avec un corps menu, son visage allongé, son nez aquilin, et ses traits fins rappelaient son ascendance occidentale. Mais ses lèvres charnues et ses hanches larges aux reins orgueilleusement cambrés n'ont rien à envier à ceux d'une africaine pur-sang. Et cette sirène oscillait doucement sur la musique accrochée au cou d'un homme assez élégant qui nous fusillait du regard, on était absorbé à contempler sa partenaire qu'on ne s'en rendit pas compte tout de suite.
-Le veinard... soupira Rex en ouvrant la bouteille que la serveuse avait entre-temps laissé dans un petit sceau sur notre table.
-Santé fis-je en levant mon verre
-A notre amitié mec répondit-il en échos.
-Raconte un peu, côté sentimental comment te portes-tu? Lui demandai-je
-Bah assez mal, tu sais... depuis Suzy... je n'ai eu que des aventures sans lendemains...
-Excuse-moi mec je croyais que de l'autre côté t'avais eu à rencontrer une bonne fée...
-Si! J'ai fais la connaissance d'une fille là-bas mais... ça n'a pas marché...
Je voulais lui répondre mais depuis un moment je me sentais mal à l'aise, comme si quelqu'un m'épiait, je levai le front et balayai des yeux la salle...
Un regard insistant m'accrocha tout de suite. Ce regard brûlant aux yeux clairs appartenait à une fille aux cheveux courts au front un peu haut, son nez busqué et son menton volontaire lui donnait un regard franc. Elle se pinça la lèvre inférieure et me sourit, je baissai les yeux un peu gêné par ce regard direct et sans équivoque... j'eus le temps de remarquer les jolies fossettes de ses joues... elle était très belle, c'est le genre de fille consciente de son charme et qui ne s'en privait pas pour obtenir ce qu'elle désirait.
-On dirait que t'as vu un fantôme, ou plutôt la fameuse méduse des lieux ironisa Rex en constatant mon air gêné. Pourquoi cette tête?
Je relevai le front et regardai encore en direction de la belle inconnue et cette fois Rex suivi mon regard.
-Wow mon vieux, elle est canon! Siffla t-il admiratif. En plus on dirait qu'elle est en chasse....
-Je ne pourrais pas me laisser dévorer ironisai-je en reconnaissant la plantureuse silhouette de Sandra près de l'allumeuse inconnue.
-Et pourquoi donc? Demanda Rex tout surpris
-Tu vois la fille assise de profil à côté de notre chasseresse?... Elle est ma proie! Répondis-je avec un sourire carnassier
-Bonté divine! Fit Rex en contemplant Sandra. Tu as déjà conclu avec elle ?
-Non pas encore, mais ça ne saurait tarder...
-T'as intérêt à vite le faire, une nana comme ça crois moi ça chôme pas côtés soupirants.
L'inconnue était assise à côté de Sandra en compagnie d'une autre fille un peu plus âgée et d'un homme entre deux âges. À voir l'air de ressemblance entre Sandra et l'autre fille, je gage dur que c'était sa grande sœur et la belle inconnue devrait être une amie, seul reste à déterminer le rôle de l'unique mâle du groupe.
Je sortis mon portable et me mis à écrire un message :

" _Impératrice_,
_Telle une fleur de lys_
_Sur de royales armoiries_,
_Ce logis, tu irradies_
_de ta sérénissime présence._
_Ton regard, daigne tourner_
_Vers les réverbères à ta droite_
_Juste après l'entrée_
_A l'angle sud de la boîte_
_Et reconnais qui te fait la révérence._"

Je relis le message et lui envoyai tout en prians pour que son portable ne soit pas éteint. Je vis avec soulagement scintillé l'écran d'un portable à leur table et la main de Sandra qui s'en emparait.
Je la vis lire avidement le message et ensuite me chercha du regard. Je me mis instantanément debout sous les yeux surpris de Rex qui ne comprenait pas trop ce qui se jouait et je m'inclinai légèrement vers la table de Sandra en faisant le signe de révérence. Elle pouffa de rire et vint se jeté à mon cou.
-Tu es fou murmura t-elle en se dégageant un instant plus tard de notre étreinte passionnée
-Oui je l'avoue... Comment tu vas ?
-Bien et toi?
-ÇA va, et ta migraine ?
-ÇA va mieux merci. Fit-elle en regardant Rex
-Je te présente Rex, Rex Sandra
Celui-ci se mit debout et baisa la main que lui tendait Sandra
-Très ravi de faire votre connaissance enchaîna t-il
-C'est un plaisir partagé Rex. Dis Sandra
-Rex est mon ami d'enfance, on se connais depuis toujours, nous sommes comme des frères expliquai-je à Sandra. Prend place s'il te plaît, joins toi à nous fis-je à son intention.
Elle parut hésité un instant.
-Je suis venu avec des gens je ne peux pas.
-Si, tu peux! Fit une voix légèrement chantante, je me retournai d'un quart pour me retrouver presque nez à nez avec l'inconnue aux fossettes. Elle se planta devant moi la main sur la hanche dans une pose aguichante, un sourire incroyablement salace accroché aux lèvres. Sandra parut autant surprise que moi.
-Qu'est-ce que tu raconte ? Arriva t-elle à articuler.
-Ta soeur désire rentrer et son mec est d'avis, moi j'ai bien l'intention de m'amuser ce soir... elle sursurra la dernière phrase en me lançant une oeillade torride qui me mis mal à l'aise.
Sandra la pris par le bras et l'entraîna avec elle.
-Excusez-moi nous lança t-elle.
À leur table il y eu un conciliabule et plusieurs fois je surpris le regard de l'homme qui nous dévisagea sans ménagement. Finalement il se leva et vint vers nous. Sandra et son amie étaient derrière lui.
-Salut les gars.
-Bonsoir
-On ne se connais pas bien-sûr et excusez-moi de faire ainsi intrusion a votre table, vous voyez ces demoiselles?
-Oui fis-je
-Elles me sont très chères vous me comprenez?
-Où voulez-vous en venir monsieur fit Rex un peu agacé.
-Voilà, je rentre avec leur soeur, et il paraît que vous connaissez Sandra. Comme elles veulent pas rentrer tout de suite je vous les confies vu qu'elles vous font confiance. J'espère que vous serez cool avec elles.
-D'accord, je dis en le regardant dans les yeux. Il soutînt mon regard et on se scruta ainsi pendant un certain moment.
-Tonton c'est bon fit Sandra.
-Et nous sommes pas des enfants. Renchérit son amie visiblement très agacée.
-Soyez tranquille, on veillera sur elles assura Rex
-Ok! Fit-il laconiquement en nous tournant le dos. Excellente suite de soirée.
-Veuillez m'excuser, c'est le mari de ma grande sœur et il est très protecteur bredouilla Sandra après le départ de l'homme et qu'elles aient pris place.
-C'est normal, je le comprend. Fis-je pour la rassurer.
_Alors vous prenez quoi les filles ? Demanda Rex tout de go
-Du XO Lagrange fanfarona la fille aux joues creuses.
-Marlène!!!!!! Cria presque Sandra.
-Bah quoi? Répondit-elle un peu étonnée
-On vient tout juste d'en prendre soutînt Sandra
-Et alors ? Je me sens un peu fofolle ce soir et puis on est très bien accompagnée... elle rapprocha sa tête de l'oreille de Sandra et dis d'une voix qui se voulais discrète, regarde comme ils sont mignons, ce serait un crime de ne pas en profiter....
Si Sandra avait été de la race blanche elle aurait rougit, mais cette gêne ne s'est lu que dans ses prunelles devenues troubles car elle savait qu'on avait entendu son amie... Elle eut un sourire gêné et bredouilla :
-Excusez mon amie elle a un peu bu....
-Tu ne nous présente pas ta charmante amie ? Fit Rex en souriant.
-Oh désolée, elle c'est Marlène, et comme vous l'avez sûrement constater elle et moi on est très proche, une amitié de longue date... Marlène voici Kenneth et son ami Rex...
-Ah !!!! J'aurais dû m'en douter.... Voici enfin le fameux Kenneth, fit Marlène tout sourire... enchantée de faire ta connaissance....
-Moi aussi fis-je
Rex fit signe et la même serveuse nous apporta le saint-graal que réclamait Marlène.
-Dis Sandra comment vous êtes vous connus Marlène et toi? Demandai-je
Ce fut Marlène qui me répondit
-C'était au collège, et en fait fit-elle avec une moue en regardant Sandra, on n'était pas amies au début, au contraire, nous étions rivales d'un garçon, mais lui ne nous regardait même pas, et il préférait la fille du directeur, et c'est un peu notre jalousie commune de cette dernière qui nous avait rapprochées et on ne s'est plus quittées depuis...
-Solidarité féminine... soupira Rex ironiquement tout en remplissant les quatres flûtes de la table. Je voulus l'empêcher de remplir celle de Sandra car je me suis souvenu qu'elle prenait pas d'alcool et vu qu'elle disait qu'elle en avait prise à l'autre table... mais trop tard, sa flûte était déjà pleine et elle la regardait comme si c'était toute la mer qu'on lui présentait à boire.... Elle leva les yeux et surpris mon regard et me fit un sourire un peu forcé.
La musique avait entre-temps variée, là c'est du zouk fait sur des reprises de chansons de slow français qui passait. Je sautai sur l'occasion pour arracher Sandra à sa mélancolique contemplation en lui demandant de m'accorder une danse. Elle hésita un moment mais le petit coup de coude amical de Marlène la poussa à se lever.
Je l'entraînai sur la piste et mis mes mains sur ses hanches... Elles étaient encore plus souples que je ne l'imaginais... Elle mis ses bras autour de mon cou et doucement on oscillait... je cherchais son regard mais elle me fuyait... Je résolu de briser la glace en l'attirant contre moi. Sa tiédeur corporelle et le doux parfum qui l'enveloppait m'enivra d'un coup.
-Detends-toi Sandra lui murmurai-je à l'oreille, laisse toi aller et suis mes mouvements... Elle dégagea un peu son cou et me regarda, je lui souris tendrement, elle y répondit et on resta un moment comme ça à se regarder dans les yeux.
Peu à peu un courant s'établit entre nous. Sandra se pressait de plus en plus contre moi et ce n'était pas pour me déplaire.
-Tu es splendide Sandra lui murmurai-je à l'oreille. Elle releva le front et je vis des yeux troubles et des lèvres entrouvertes qui me tentèrent comme le fruit d'Éden. Si le tout-puissant Adam n'y résista pas qui suis-je moi pour lutter contre ? Je penchai ma tête doucement vers elle et je m'arrêtai à quelques centimètres de son visage afin qu'elle puisse saisir le sens de mon action... Elle se mit sur ses orteils voyant que le baiser n'arrivais pas, et m'embrassa. Ce fut d'abord un baiser tendre et langoureux puis de plus en plus fougueux et passionné. Quand on repris notre souffle je remarquai un curieux qui nous regardait avec un air affable, il s'approcha et je reconnus tout de suite Herbert, l'ami que Sandra avait ridiculisé, celui-là même avec lequel j'avais pris le parie de me taper Sandra. Mon sang ne fis qu'un tour.
-Je vois bien que le Don Quichotte de service est parvenu à ses fins, dit-il en tapant des mains. Je m'incline devant ton art...
-Ecoutes l'ami, les choses ont bien évoluées depuis...
Mais lui ne m'écoutait pas et je compris qu'il était résolu à me torpiller.
-Chose promise, chose due... Je te régalerai à son restaurant pendant un mois...
-Kenny de quoi il parle ? Me demanda Sandra toute étonnée.
-Oh tu n'es sûrement pas au courant, fit Herbert en se frottant les mains...
-Non elle ne l'est pas et moi non plus, éclaire donc ma lanterne ! Tonna la voix de Rex qui voyant l'inconnu à nos côtés s'était aussi approché, Marlène sur ses talons. Évidemment il a saisi que quelque chose ne tournait pas rond et les semeurs d'embrouilles il les aime d'un amour Israélo-palestinien... l'oeil mauvais il attendait la réponse.
Herbert ne se fit pas prier constatant qu'il ya maintenant un auditoire pour assister à sa revanche car en fait il n'avait pas digérer l'affront à lui infliger par Sandra.
-Le dandy que voici nous avais promis un jour autour d'un verre de réussir là où moi j'ai échoué, c'est à dire couché avec la miss que voilà. Et on avait pris les paries. S'il réussissait, je lui paye sa consommation pendant un mois au restaurant de cette donzelle, mais s'il échouait alors c'est lui qui régale.
Au fur et à mesure qu'il parlait je vis blêmir Sandra.
-Et là continua mon pourfendeur, je les ai vu s'embrasser comme un vieux couple amoureux, j'en ai donc conclus qu'il se l'est tapé finit-il en riant...
J'eus envie de le cogner, mais je n'eus pas à m'en occuper, le bras de Rex se détendit comme un ressort et en un éclair s'abbatit sur la gueule hilare de Herbert qui fut projeter à terre beaucoup plus par l'effet de surprise du coup porté que par sa violence.
-Salaud grimaça de fureur Rex
Mais déjà Sandra se tournait vers moi le visage décomposer par la déception.
-Kenny, es-ce vrai ce qu'il raconte ?
-Ecoutes Sandra, c'est vraiment ce qui m'avais motiver à te faire la cour, mais crois-moi je me suis entiché de toi, je commence à être amoureux de toi...
-Epargnes-moi tes balivernes... fit-elle les yeux embués de larmes.
Puis elle tourna les talons et couru vers la sortie.
-Idiot me lança Marlène, elle est amoureuse de toi, elle n'avait que ton nom à la bouche... Elle me foudroya du regard et sorti à son tour. Je voulus les suivre mais Rex me retîns.
Herbert qui avait entre-temps réussi à se relever n'avais pas manquer une seule miette de la pièce. Et comme si je n'avais pas eu ma dose il osa me menacer.
-Tu auras de mes nouvelles dit-il en essuyant avec un mouchoir le sang qui suintait de ses narines... Mais déjà le videur était sur les lieux. On s'expliqua avec lui et conciliant il nous laissa retourner à notre table, mais Herbert derechef parti.
-Merci vieux fis-je après avoir vider d'une traite ma flûte.
-Dis Ken, c'est vrai que c'est comme ça que ça s'est passé ?
J'acquieçai de la tête.
-C'est mal parti alors continua t-il. Le salopard gronda t-il en se massant le point.
Je restai pensif un long moment. Et Rex devinant mes pensées me fit une tape amicale.
-T'inquiètes pas, elle comprendra si tu lui en parles.
-Tout le problème est là. Elle voudra probablement plus me voir...
-Allons, ne sois pas pessimiste.
-Je ne le suis pas mais elle a déjà connue un quidam qui l'avait planter. Et je sais que ça n'a pas été facile pour elle de s'ouvrir à nouveau... J'ai merder mec.
-Sûr! Mais n'abandonne pas si facilement mec, retourne au front et demande lui pardon. On verra bien ce qui se passera...
-Ta sans doute raison... Soupirai-je
Ce fut dans une ambiance morose qu'on fini la soirée...

_Á suivre_

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Ma puce ma pute mon pote et moi

*Ma puce, ma pute, mon pote et moi*

_Claude Speed_

CHAPITRE III

Après un instant passé, à faire la mise au point de la situation, je me pris par la main et je rentrai.
Chez moi, ma mère m'attendais sur la véranda. Et dès que je refermai le portail, elle m'interpella:
- Où étais-tu Kenny?
-Nulle part, je fis en haussant les épaules.
- Viens près de moi, viens t'asseoir ici, fit-elle en tapotant de la main l'accoudoir du fauteuil près d'elle.
Mais moi conscient que je sentais l'alcool, je partis m'asseoir dans le fauteuil lui faisant face.
Elle ne dit mot, mais me fixa longuement des yeux. Ne pouvant supporter l'intensité de son regard , je baissai la tête.
- Tu as encore bu n'est ce pas ?
Je me tus m'attendant au sermon du siècle..
-Jusqu'à quand Kenneth Junior ?
La tête toujours baissée je fixais le bout de mes souliers, décidé à laisser passer en silence l'averse de sermons que je savais imminente..
Les secondes passèrent lourdes d'angoisse, mais l'orage n'eclata pas... Étonné je relevai le front, et ce que je vis me fis l'effet d'un coup de poing au plexus... ma mère me regardait toujours mais...les yeux noyés de larmes. De grosses larmes perlaient en rigoles dans ses rides, des rides de son visage décomposer par la douleur... Un élan réflexe me jeta à ses pieds, et je ne sus plus vraiment quand exactement je fondis en larmes, la tête contre les cuisses de ma mère, je chialai amèrement comme un môme.
- Pardonnes-moi maman.... pardon.... je suis désolé.... balbutiai-je plein de remords en leitmotiv, ne trouvant plus d'autres mots pour exprimer cette poigne de regrets qui me broyait le coeur et qui m'étreignait l'âme...
Pour toute réponse ma mère d'une main me caressa le front, et de l'autre me tapota doucement dans le dos dans un geste apaisant
-Mon enfant..... mumura t-elle tout bas.
Aussi longtemps que je m'en souvienne, je n'avais jamais vu pleurer ma mère, bien-sûr je l'ai entendu quelques fois sangloter dans sa chambre la nuit surtout quand elle priais. Mais je ne l'ai jamais vu dans cet état. Je savais que je lui faisais de la peine mais je savais pas qu'elle en souffrait autant.. Je fus profondément troubler... de là vint le déclic en moi de me ressaisir, d'essayer de me reprendre en main histoire de la rendre fière. Mais le seul hic c'est que je ne sais pas exactement par où commencer, et comme si elle devinait mes pensées :
-Et si tu retournais terminer tes études Kenny ? me demanda doucement ma mère
-Je ne sais pas trop mom... je vais y réfléchir
-Il te reste une année à faire pour obtenir ton diplôme, une année ce n'est pas la mère à boire mon fils. Si tu veux j'irai voir ton directeur d'études pour qu'on te reprenne, t'en dis quoi?
Un ange passa avec sur la tête un laurier et un diplôme sous le bras....
-D'accord fis-je un peu évasif en songeant aux mois que j'ai passé à la maison loin des bouquins...
-Au fait Rex est passé te chercher dit ma mère après un moment
-Rex !!? Fis-je en sursautant. Quand ça ?
-Ce matin même.
Rex était mon ami d'enfance on a grandit ensemble dans le même quartier, et nos parents se connaissaient très bien. Rex était mon meilleur ami, et on a fait les bancs ensemble. Mais il ya presque quatre ans qu'on ne s'était pas revu. Il avait gagné une bourse d'études à l'étranger. Au début on s'écrivait beaucoup mais ça s'est estompé avec le temps. Notre dernière correspondance remontait à quelques mois.
- Il a dit qu'il reviendra le soir m'annonça ma mère.
-Ok merci mom.
Je me revis un instant dans un passé pas si lointain où Rex et moi on traînait ensemble, d'aucuns nous appelaient ''les jumeaux '' parce qu'on était tout le temps ensemble, on ne pouvais voir Rex sans mon ombre... nous fîmes nos premières armes en amour, les filles, le grand amour les espoirs, puis les blessures et les déceptions... sacré passé.
-À quoi penses-tu ? Me demanda ma mère constatant mon air rêveur.
-A rien maman, je vais aller me reposer un peu, fis-je en me levant.
Le soir je pris une bonne douche et je me rends au domicile de mon ami. Après les salutations d'usage à ses parents et les chaleureuses accolades de retrouvailles entre amis, Rex et moi on alla prendre place sur la véranda.
-Alors comme ça, on débarque sans prévenir ? Lancai-je sur un ton taquin
-J'ai pas besoin d'un "spécial approuvement"pour fouler le sol de mon bercail. Répliqua t-il en riant.
-En tout cas çà fait du bien de te revoir frérot, comment ça a été là-bas ?
-Bien, très bien même, mis à part les hivers et le mal du pays, c'était parfait.
-Et les études ?
-ÇA va, j'ai d'ailleurs fini mon cursus. Là je suis revenu avec mon oncle paternel pour créer une filiale d'import-export ici au pays dont le siège se trouve à Montréal.
-Ah bon ?c'est intéressant ça !
-Tu pourrais nous aider, j'en ai déjà discuter avec mon oncle, T'as étudié l'informatique non?
-Pffffff, mec navré de te décevoir mais j'ai pas fini.
-Pardon!??
-Depuis un certain temps mec, ma vie est à l'arrêt.
-Raconte un peu Ken, fit Rex tout étonné
- Bah, vieux, j'ai fais n'importe quoi, j'ai arrêté d'aller au cours.
-Je vois, fit-il comprenant la pudeur de mes explications laconiques.
-Mais t'inquiète mec c'est derrière moi maintenant, j'ai pris la résolution de me reprendre en main, je reprends les cours dès lundi... enfin...si tout va bien.
-Ok T'as tout intérêt, sinon je te botte le cul, fit-il avec un sourire en demi teinte.
-Et je compte sur toi pour... répondis-je mi-figue mi-raisin.
Un ange passa au dessus de ma tête agitant l'épée de Damoclès...
-Mes enfants, passez à table je vous ai fait du ragoût de papaye... annonça la mère de Rex coupant court notre discussion.
-Toute de suite mom! Repondit-on en chœur Rex et moi.
On se regarda d'un air nostalgique en se levant.
-Comme au bon vieux temps fis-je à l'endroit de mon ami.
-À la bonne heure ! Lança t-il gouailleur.
À table les discussions étaient aussi nostalgiques que le succulent met qu'on partage.
-Le dîner était bon maman fis-je poliment à la fin du repas
-Merci mon fils répondit-elle en souriant.
-Bon maintenant on va faire une virée en ville claironna Rex après qu'on ait aidé à débarrasser la table.
-Suivez le guide répondis-je en échos à Rex.
-Ne traînez pas trop la nuit les garçons lança le père de Rex qui après le dîner était en train de suivre le journal télévisé.
-D'accord P'pa acquiesça Rex en me poussant légèrement dans le dos vers la porte, pressé de sortir...
-Et Kenny tu me salut tes parents Nous cria presque dans le dos sa maman..
-J'y manquerai pas.
-Mec s'il te plaît ouvres-moi la porte du garage que je sorte la tire du vieux.
-C'est pas la peine vieux, je connais un endroit chic et pas loin d'ici.
-Bon, d'accord si tu le dis, on attend quoi?
-En avant !
Rex et moi descendîmes dans la rue, le vent frais de la nuit tombante nous caressa agréablement le visage, les bruits de moteurs et de klaxons nous accueillirent quand nous débouchâmes sur l'avenue inondée de lumière. Le vent nous apporta une odeur fait de mélange de gaz d'échappement et de viandes grillées par les vendeurs de barbecues ambulants...
-Ça n'a pas beaucoup changer par ici me cria Rex pour couvrir le bruit de la circulation.
- Pas vraiment à part un ou deux trucs. Lui répondis-je à tue-tête.
-Tiens fit-il en regardant un immeuble à un coin de l'avenue où la circulation est moins dense, le "Moonlight Club" n'existe plus ?
-Non mec l'enceinte est transformée en bureaux par un SARL de la place.
Nous regardîmes avec un petit pincement de cœur le local qui fut autrefois le repaire de nos plaisirs nocturnes.
Rex se remit en marche en soupirant. Je le regardai s'éloigner, le Moonlight Club était l'endroit où il avait rencontrer Suzanne, ils s'y retrouvaient tous les vendredis soirs, parfois avec moi, mais la plupart du temps ils venaient seuls... enfin... jusqu'à ce que Suzanne périsse tragiquement dans un accident de la circulation, fauchée en revenant des cours par un motard ivre... Suzy comme l'appelait affectueusement Rex était une fille rieuse et insouciante, véritable bout-en-train, sa joie de vivre était contagieuse, maintes fois elle avait décrispée les quelques tensions qui avaient émaillées ma relation à Rex. Ô Suzanne, fragile fleur fauchée dans la fleur de l'âge...
-Tu as quoi? Me lança Rex qui constatant mon absence à ses côtés s'était arrêter et m'observait.
-Non c'était rien...
-Menteur, je sais à quoi tu penses...
-Hmmmm!
-En venant chez toi ce matin j'étais passer la voir...
Je ne répondis rien et en silence on repris notre marche.
L'homme n'est qu'un pèlerin sur la route de la vie avec pour bagage l'espoir et les souvenirs.... Et il ya des souvenirs que le temps loin d'effacer, entretient...
-C'est encore loin demanda Rex
-Non.

( _À suivre_)

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Ma puce ma pute mon pote et moi

*Ma puce, ma pute, mon pote et moi*

_CLAUDE SPEED_

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Chapitre II

Je me demandais comment faire pour remporter ce pari pour ne pas perdre la face devant les potes.... et il faut le dire l'idée de conquérir cette Sandra est plus que motivante...
J'ai donc pris la décision de ne plus m'afficher avec mes amis au bar à partir de ce jour.
Je m'arrangeais pour venir seul et aux mêmes heures de la journée. J'occupais toujours la même table si elle n'est pas déjà prise, pour la simple raison qu'elle faisait face au comptoir de Sandra ainsi je suis constamment dans son champ de vision. Et à chaque fois qu'elle levait le nez de son iPhone nos yeux se croisaient. Au début elle soutenait mon regard se demandant sans doute ce que je lui voulais et finissait par détourner la tête dans un soupir. Ce manège avait durer un certain temps. Puis un jour, quelqu'un ayant déjà occupé ma place habituelle, j'étais contrains d'aller m'installer à une autre table.
Cette situation je l'espérait secrètement. Je sais qu'inconsciemment, elle lèvera la tête comme d'habitude et regardera la table où je suis souvent s'attendant à me voir, mais comme ce sera un inconnu qu'elle verra, détourneras la tête me chercheras instinctivement du regard dans la salle... Et bingo, que vous me croyez où non, c'est ce qui arriva....
Je soutins son regard, mais elle baissa vite la tête...je jubilai intérieurement... La prochaine fois que nos yeux se croisèrent je lui fis un petit sourire... elle détourna vivement le regard en marmonnant quelque chose entre ses lèvres...
D'une traite je finis mon verre et tout droit je me dirigeai vers elle. Je la vis frémir quand elle se rendit compte que je venais vers elle.
- Salut! Fis-je avec un sourire chaleureux
- Salut
- C'est pour l'addition, continuai-je en glissant mon billet sur le comptoir
-Ah ok! Fit-elle avec des mouvements un peu saccadés, visiblement désemparée par mon attitude..
Comprenez-la, normalement je devrais appelé une serveuse pour ça, c'est comme ça que ça marche, mais en voyant venir directement à elle cet homme un peu mystérieux qui n'a de cesse de la dévisager, la troublait profondément... Et moi je triomphais intérieurement de la voir si gauche. C'est bien la preuve que je ne laissais pas indifférente. Mon but était d'abord de me faire remarquer d'elle et ensuite de susciter des émotions en elle... mission accomplie.
- Vous avez de magnifiques boucles d'oreilles...
- Merci !
- Tu aimes bien ce genre de boucles d'oreilles on dirait
- Heu... pardon!?
- Arrêtez-moi si je me trompe d'accord, mais elles sont faites dans le même moules que celles que tu portais la semaine dernière, à part la couleur...
- Euuuuh oui fit-elle abasourdie de ma perspicacité...
- Je suis un profane en cosmétique, mais je trouve que leur couleur sont très bien assorti au bleu azur de votre robe, vous êtes une femme de goût...
- Ah bon fit-elle avec un petit sourire, au faite j'ai une collection de ses boucles d'oreilles... c'est un cadeau de ma mère, dit-elle en me tendant ma monnaie.
- Ah oui? J'imagine donc l'aquarelle de couleurs dans ta boîte à bijoux... un vrai trésor aux couleurs arc-en-ciel... fis-je en prenant ce qu'elle me tendait.
-Merci bien !
-Kenneth! Fis-je en lui tendant la main avec sourire.
-Sandra ! Répondit-elle en me souriant en retour. Et galamant je lui fis un baise-main. Elle eut instinctivement un petit recul et je me suis dis qu'elle n'y est peut-être pas habituée.
-Passes une agréable journée Sandra lui dis-je en m'éclipsant sous le regard interloqué des quelques clients présents dans la salle et laissant en proie à des sentiments contradictoires.

Je m'abstîns volontairement d'y retourner les deux prochains jours.
Le troisième jour, je me mis sur mon trente-et-un et je débarquai ( rassurez-vous je n'ai mis rien d'extravaguant, juste une chemise manches longues et un pantalon taillé sur mesure, un truc simple mais élégant...)
La salle était vide à l'exception de Sandra et des serveuses à part qui causaient entre elles... Je me dirigeai droit vers Sandra qui comme à l'accoutumée avait le regard arrimé à son portable.
-Bonjour Sandra, fis-je tout de go comme on saluerait une vieille connaissance.
-Ah salut Kenneth fit-elle souriante en me reconnaissant, comment vas-tu ?
-Comme une fleur qui éclos sous le soleil doré de votre sourire...
-Wow!!? Fit-elle très surprise
-Quoi? Demandai-je avec un sourire tout candide.
-Serais-tu poète ?
-Quel homme ne le serait pas en voyant ce que je vois ?
-Et que vois-tu Kenneth ? Fit-elle salace
-Une déesse ! Une déesse et qui de surcroît me fait l'honneur de son divin sourire, c'est assez suffisant pour inspirer même au plus abruti des hommes des vers dignes de Verlaine !
-Arrêtes de me flatter s'il te plaît dit-elle un peu gêné, mais les petites lucioles qui brillaient dans ses yeux me prouvèrent que mes mots avaient fait mouche.
-Alors dis-moi, que puis-je te servir ?
-une bouteille de vin blanc si ma déesse veut bien m'accompagner...
-Ah désolée Kenneth mais je ne prend pas de l'alcool
-Ok pas de soucis, sers toi ce que tu aimes et rejoins moi à table s'il te plait.
-Ok ! Fit-elle après un petit moment d'hésitation, j'ai pas l'habitude de boire avec un inconnu mais...
-Mais...
-Allons-y murmura t-elle en prenant une bouteille de soda.
Arrivé à table, je lui tîns la chaise afin qu'elle s'asseye et c'est seulement après que je me mis à table. Je lui ouvris sa bouteille et ensuite la mienne... pendant ce temps, elle me fixait silencieusement, conscient du regard posé sur moi, je relevai la tête :
-Quoi? Fis-je innocemment
-Puis-je te poser une question ?
-Vas-y je t'en prie
-Je ne te vois plus ici avec tes amis, pourquoi ?
-Pour rien fis-je un peu inquiet, me demandant si l'un d'entre eux par mégarde avait vendu la mèche.
-Vous-êtes vous disputés ?
-Que nenni fis-je de plus en plus inquiet.
-Tu me permets d'être franche avec toi?
-Mais bien-sûr Sandra
-Tu semble être quelqu'un de bien Kenneth pourquoi traines-tu avec eux? Dernièrement l'un d'entre eux complètement ivre avait vomi sur mon plancher et les autres se moquaient de lui, ensuite ils sont partis le laissant seul ici. Sans l'aide d'une des serveuses qui le connaissait bien je ne saurai quoi faire. On a dù lui payer un taxi pour qu'il rentre chez lui...
Ouf c'était ça ! Soupirai-je intérieurement. Franchement ça ne m'etonnais pas car je savais qu'ils en étaient capables, au fait on s'appelle potes mais on l'étaient plus dans la beuverie qu'en d'autres choses. Et c'est comme ça que je les ai connus y a quelques mois
-Je sais que ceux sont tes potes continua Sandra voyant que je ne disais rien, mais il y a des fréquentations qui n'en valent pas la peine. Depuis je te vois seul ici je me suis poser beaucoup de questions, mais franchement ça me plaît de te voir loin d'eux, fais toi la faveur de les éviter Kenneth s'il te plaît.
Je continuais à la fixer silencieusement pendant ce temps et elle finit par se taire.
-Pourquoi tu ne dis mot et tu me regardes comme ça ? Repris t-elle après un instant. Excuses moi de me mêler de ce qui ne me regarde pas, et si je t'ai offenser...
-Sandra ! C'est la première fois que je rencontre quelqu'un qui m'est quasiment inconnu se préoccuper de moi. Excuses moi si mon silence t'a gêné, j'étais ému... merci beaucoup Sandra, j'ai bien pris acte.
-Ok répondit-elle. Dis, reprit-elle après un bref moment, tu fais quoi dans la vie ?
-Rien! Lâchai-je laconiquement.
-Comment ça rien ? Fit-elle étonnée
-Au fait je suis étudiant, mais il y a un moment que je ne vais plus au cours, pfffffffff ma vie en ce moment et excuses moi d'avance le terme, ma vie est un beau foutoir...
-Dis moi tu veux faire quoi dans la vie maintenant ? T'as des objectifs ?je veux dire
-J'en sais rien Sandra... mais pour commencer je crois que j'aurais vraiment besoin de gens comme toi...
-Comme moi?
-Oui Sandra, écoutes je veux pas charrier mais la simple discussion que je viens d'avoir avec toi, quelqu'un que je ne connais pas mais qui s'intéresse à moi me fait un drôle d'effet, en fait tu m'ouvres un peu les yeux, je crois que j'ai besoin d'avoir des gens qui aient une bonne influence sur moi, tu vois ?
-T'as de frères ? Une famille quoi?
-Je suis l'enfant unique de mes parents..
-Je vois...
-Tu vois quoi ?
-Rien laisse tomber
-Et toi ta de la famille ?
-oui j'ai un petit frère et une grande sœur... Tu ne bois pas demanda t-elle se rendant soudainement compte qu'on n'avait pas touché à nos verres.
-Ah !? Fis-je me rendant aussi compte de ma flûte à moitié pleine. Alors trinquons à notre rencontre, fis-je en levant mon verre.
-Santé fit-elle simplement.
-Sandra, repris-je après avoir poser mon verre, je peux te poser une question ?
-Oui
-T'as un petit ami?
Elle sursauta comme si une guêpe l'avait piquée.
-Non, finit-elle par dire
-Excuse-moi j'ai manqué de tact
-Ça ne fait rien.... Et toi?
-Non plus...
Elle me regarda du coin de l'oeil...
-Tu ne me crois pas c'est ça?
-Du tout!
-Ça alors, fis-je et pourquoi ?
-T'as tout l'air d'un Don Juan, et les gens comme toi.... ils ne sont jamais seuls..
-Oh je me sens offenser là! Fis-je avec un sourire faussement offusqué. Donc tu me trouve les airs d'un Don Quichotte?
-Si si
-Si c'est vrai, alors là t'as devant toi, l'exception à cette règle.
-Hum!
-Et toi dis-moi, les filles comme toi, sont censées être seules ? Tu as déjà sûrement des tas de soupirants... comme moi...
-Comment ça comme toi?
-Tu me plais Sandra...
-Ah bon !? Fit-elle en me regardant droit dans les yeux ? Et Mr Don Quichotte peut me dire ce qui l'attire chez moi ? Mes formes peut-être ? Continua t-elle mi-figue, mi-raisin.
-C'est mentir si je dis non... T'as des formes venusiennes, dignes d'une hétaïre grecque, mais à part ça de la personnalité et de la vertu, quelque chose entre Beyoncé et Mère Thérèse...
-Sans blague!? fit-elle avec un sourire incrédule.
-Sans blague, depuis que je fréquente ici, j'ai jamais vu un homme t'approcher. T'es belle, une beauté qui impose le respect, et j'ai vu comment t'avais rabrouer mon ami la dernière fois.
-Ah lui, il était trop vulgaire, et j'ai cela en horreur.
-Tu vois que tu me donnes raison ? T'es pas juste une demoiselle avec un corps sublime mais t'as en plus la tête sur les épaules, et de l'âme, sinon tu n'aurais même pas pris la peine de me donner ces conseils.... t'es aussi belle à l'intérieur qu'à l'extérieur, en fait c'est ce qui fait ta particularité, on dirait que tu irradies de l'intérieur, et ça a déteint sur moi Sandra.
-Ecoutes Kenneth, j'ai déjà eu un mec, mais ça n'a pas marché, et l'impression qu'il m'a laissé, est loin d'être bonne... je ne veux plus jamais avoir à souffrir d'un homme...
-Je vois, mais Sandra, fis-je en lui prenant les mains, la vie a du bon et du mauvais, crois moi, j'en sais quelque chose. Il fut un temps où tout ce que je voulais je l'obtenais, mais depuis un certain temps, les choses ont changées, je sais ce que c'est que de perdre goût au bonheur, c'est aussi parce qu'elle est parfois amère que la vie a du goût Sandra... Dis moi jusqu'à quand vas tu payer pour ses erreurs à lui? Arrêtes de t'auto-flageller, je parie qu'il mène sa vie de son côté, insouciant, heureux avec une autre... tu ne mérites pas de te torturer, ouvres les yeux et ton cœur, parfois le bonheur n'est pas loin, mais juste sous nos yeux, et il se pourrait que ce soit sa voix qui te parle en ce moment même. Je ne dis pas que je suis un homme parfait capable de ne pas te blesser mais je suis prêt à apprendre et à m'améliorer avec toi et peu importe si dois payer pour les pots cassés d'un autre, il n'est pas parfait non plus, mais je m'évertuerai à effacer son ardoise et réanimer les braises mourantes d'un coeur sous les cendres de la déception, Sandra regarde moi dans les yeux et dis moi que je ne te sciers pas s'il te plaît
-Ce n'est pas ça Kenneth murmura t-elle en baissant les yeux. Alors je lui mis la main sous le menton et lui relevai doucement la tête.
-Laisse nous essayer Sandra, accorde-moi le bénéfice du doute s'il te plait..
-LAISSE moi y réfléchir Ok ? S'il te plaît
-Ok Sandra
-Excuse-moi Kenneth j'ai un peu mal au crâne, je vais aller m'allonger un peu...
Et bien avant qu'elle n'esquisse un geste, j'étais déjà en train de lui tirer la chaise. Elle se retourna, et me regarda dans les yeux, les lèvres entr'ouvertes, on resta un moment ainsi et je luttais de toutes mes forces pour ne pas l'embrasser... je sentais même le souffle de sa respiration sur mon visage...
-Tu es quelqu'un de bien Kenneth, n'oublies pas ce que je t'ai dis à propos de tes amis ok?
-Compris et toi n'oublie pas de prendre un calmant ok? Promis ?
-Promis...
-Au fait pourrais-je avoir ton numéro ? Lui dis-je en lui tendant mon portable... Elle le pris, enregistra son numéro et me le remis... À l'instant fit-elle en s'éloignant dans un déhanchement qui ferait jouir un nonagénaire...
Demeure seul, je vidai mon verre, et dans ma tête j'essaya de faire le point. J'avais relevé le défi d'un ami qui consistait à coucher avec Sandra mais plus que ça il s'agissait pour moi de leur prouver à tous ma virilité, c'est stupide, on le sait mes dames mais les hommes c'est ça... l'égo et le désir d'être admirer, aussi bizarre que cela puisse vous paraître, c'est en partie ce qui avait favoriser la survie de l'espèce humaine depuis le fond des âges, c'est le désir d'être grand et d'être admirer par les femmes que nos aïeux bravèrent les dangers de la chasse pour rapporter du gibier à la maison et nourrir sa famille... et croyez-moi chères dames cet instinct n'a pas disparu... Mais dans mon cas d'espèce, c'est pour ça que j'ai relevé le pari, mais là j'ai un autre problème, c'est qu'à part que Sandra me plaise bien, je suis...... en train.... de... tomber... amoureux d'elle et cela risque de me compromettre devant mes amis... mais pour cela il faudrait d'abord que Sandra m'accepte... et j'ai l'impression que j'ai mes chances avec elle...
Je restai pensif un moment sans me rendre compte que la salle se remplissait petit à petit... Je me servis encore une large rasade de vin et me levai, je régla ma note et je rentrai chez moi avec ma bouteille.....
(À suivre)

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MA PUCE, ma pute, mon pote et moi

*Ma puce, ma pute, mon pote et moi*

Par *Claude Speed*
(98 50 77 79)

_Avertissement_

_Ceci n'est qu'une fiction sorti droit de l'imaginaire de l'auteur_ _et n'a aucun rapport avec quelques réalités que ce soient._ _Les noms des personnages sont tout autant fictifs_

*
* *

Les hommes ne naissent pas tous égaux c'est mon opinion, n'en déplaise à la déclaration universelle des droits de l'homme.... Enfin c'est mon avis, vu que la vie elle même n'a pas jugé bon de nous armer de façon égalitaire face aux problèmes du quotidien.
Je vous entend dire que tout homme à ses problèmes propre à lui... se disant vous convenez avec moi que les hommes ne naissent pas égaux sinon on aurait eu les mêmes solutions face aux mêmes problèmes... Certains trouvent vite des solutions d'autres non d'autres encore n'en trouvent même pas. Chacun se défend suivant ses capacités face aux problèmes existentielles.
Je m'appelle Kenneth, Ken pour les intimes et je suis un anticonformiste convaincu.
Enfant unique d'une famille modeste, mes parents ont fait de leur mieux pour me gâter. Tout ce que je voulais je j'obtenais..... mais ça c'était avant. Depuis que mon père, fonctionnaire d'État est à la retraite, ma vie à l'eau de rose à viré au rouge, et ce n'est pas juste une façon de parler. Moi, habitué au luxe et à un certain train de vie, il m'est pénible et inconcevable de vivre maintenant et souvent sans un sous. Bien-entendu comme un enfant gâté je n'ai appris aucun métier professionnel et pire j'étais inconstant au cours d'informatique de gestion auquel m'a inscrit mon père. Sans un sou, sans emploi, j'étais devenu irritable, un rien m'énervais, j'avais commencer à boire et à fréquenter des gens de peu de vertus. J'en voulais à la terre entière, j'avais une relation sous tension avec mon père que je rendais injustement responsable de ma situation actuelle... Je m'en prenais à tout le monde sauf à moi même... Ma mère désespérait de me voir ainsi. Je n'avais jamais eu à travailler pour gagner ma vie et je ne me voyais pas en train de suer et de me salir pour gagner mon pain. <> me rappelait ma mère et moi je lui rétorquais qu'il y a des métiers qui rendent sot... En somme j'étais un gros fainéant.
J'en suis là à cette étape de ma vie quand je connu Sandra, une fille aux formes sculptures, avec des hanches en amphore aux reins très cambrés, une poitrine assez généreuse qui attire le regard même le plus chaste en dépit du fait qu'elle ait un visage aux traits réguliers et fin, des yeux en amandes clairs aux sombres prunelles et une bouche aux lèvres pulpeuses. Sandra était belle et son teint naturellement clair réhaussait sa beauté.
Sandra tiens un bar restaurant pour le compte de sa mère. C'est donc quasiment inévitable qu'on se rencontre vu mes tendances extravagantes du moment. Je me rendais souvent avec des amis à son bar et l'alcool aidant nos discussions allaient crescendo. On débattait de tout et on était d'accord sur rien. Le raffut qu'on faisait inquiétait les serveuses qui de temps à autre venaient nous implorer de baisser le ton.. Chose qu'on faisait mais dès qu'elles s'éloignaient ça repartait de plus belle.
Sandra derrière son comptoir nous regardait d'un air sévèrement réprobateur mais ne disait mot.
Un soir visiblement excédée, elle s'approcha de notre table :
- Messieurs, baissez la voix s'il vous plaît ou veuillez quitter. Vous dérangez les autres clients.
Sa voix était calme, douce, mais le ton sec soutenu par un regard noir de colère d'où partaient des éclairs.... Mais c'était plus sa beauté qui nous imposa le silence. C'était la première fois qu'on la voyait de plus près. Elle quittait rarement son poste derrière le grand comptoir.
N'obtenant pas de réponse elle tourna les talons pour regagner son comptoir quand soudain un cri administratif fusa d'un de mes compagnons au vu de la croupe cambrée et rebondis que moulait parfaitement un pantalon collant noir....
- Eh bien ça alors! Dieu n'y est pas aller de main morte... quel cul!
Elle s'en alla sans se retourner peut-être habituée à ses genres de réflexions. C'est la première fois qu'on voyait autre chose d'elle que sa poitrine et son visage. La plupart du temps elle est assise derrière son comptoir le nez dans un roman où à son iPhone...
- Je vais me la faire! décréta aussitôt celui qui vient de siffler
Joignant le geste au mot, il se dandina tant bien que mal vers le comptoir.
- Salut beauté, lança t-il.
Seul son écho lui répondit.
- Excuses mes gars pour le boucan qu'ils font, enchaîna t-il, tu sais, les mecs c'est comme ça hein, quand ça picole ça cause bruyamment, faut pas trop leur en vouloir OK, je vais leur parler, ils vont se corriger.
- OK
- Tu t'appelles comment ?
- Ça n'a pas d'importance.
- Mais si ma donzelle ! Il va falloir que je puisse mettre un nom sur ce joli tableau, sinon mon système va plante. Fit-il en souriant.
- Quel tableau ?
-Eh bien vous pardi! On vous a jamais dis que vous êtes jolie et que vous avez un beau cul?
-Si! Mais pas aussi vulgairement fit-elle en ouvrant la porte derrière elle au fond du comptoir et en la faisant claquer, plantant là notre Don Juan.
Voyant qu'elle ne revenait pas, il regagna penaud notre table où un tollé l'acceuilit.
- Tu t'es planté en toute beauté mon grand ricanai-je
- On parie? Tu ne ferais pas mieux
- Vraiment ?
- Si tu te la fais, je règlerai ta note ici pendant un mois, mais si tu te loupe, c'est toi qui régale.
- Ok ça me va, retorquai-je.
Je sirotai ma bouteille tout en me demandant comment je vais m'y prendre pour séduire cette pulpeuse demoiselle dont je ne sais rien....

*À suivre*

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